L’ashwagandha est une plante ancestrale issue de la médecine ayurvédique. Elle connaît un succès grandissant. Selon une étude récente, les ventes de compléments à base d’ashwagandha en poudre ou en gélule ont bondi de 185 % en seulement 2 ans !
Mais attention, derrière les promesses de réduction du stress, d’amélioration du sommeil ou de boost de l’immunité, se cachent aussi des effets secondaires méconnus. En effet, si l’ashwagandha regorge de bienfaits, elle n’est pas pour autant une panacée miraculeuse et sans danger.
D’où l’importance de bien connaître ses potentiels effets indésirables avant de se lancer dans une cure. Cet article a justement pour objectif de vous informer, en toute transparence, sur l’ashwagandha et ses dangers. Contre-indications, interactions médicamenteuses, effets secondaires... On vous dit tout pour une supplémentation sereine et éclairée !
Sommaire
Effets secondaires de l’Ashwagandha
Vous pensiez que l’ashwagandha n’avait que des bénéfices ? Détrompez-vous ! Comme tout produit actif, cette plante peut aussi entraîner son lot d'effets secondaires, plus ou moins fréquents et intenses selon les individus. Parmi les dangers de l'ashwaghanda les plus courants, on retrouve :
- des troubles digestifs : diarrhée, vomissements, nausées... L’ashwagandha peut parfois chambouler notre système digestif, surtout en début de cure.
- une somnolence accrue : si la plante est réputée pour améliorer le sommeil, elle peut aussi provoquer une envie de dormir en journée. À éviter donc si vous devez rester alerte et concentré !
- Des maux de tête : certains utilisateurs rapportent des céphalées légères à modérées, surtout avec des doses élevées.
- Des réactions allergiques : démangeaisons, éruptions cutanées, gonflement... Les allergies à l’ashwagandha sont rares, mais pas impossibles, d’où la nécessité de rester vigilant.
Cette plante adaptogène est parfois associée à des effets secondaires plus sévères comme des problèmes hépatiques, des troubles thyroïdiens ou encore des interactions avec certains médicaments. Ces réactions restent exceptionnelles, mais méritent d’être connues.
Globalement, la fréquence et l’intensité des effets indésirables varient beaucoup d’un individu à l’autre. Si la majorité des utilisateurs tolèrent très bien l’ashwagandha, d’autres vont y être plus sensibles, même à faible dose. D’où l’intérêt de toujours commencer par des petites quantités et d’augmenter progressivement, à l’écoute de son corps.
Ashwagandha et santé mentale, faites attention aux effets paradoxaux
Vous pensiez que l’Ashwagandha ne pouvait qu’apaiser votre mental ? Détrompez-vous une nouvelle fois ! Comme souvent avec les substances actives sur le psychisme, les effets peuvent parfois se révéler paradoxaux. Explications.
Parfois, l'ashwagandha exacerbe vos émotions
Par exemple, vous êtes sujet à l’anxiété, voire à des attaques de panique, alors vous vous tournez vers l’ashwagandha, réputée pour ses vertus apaisantes. Sauf que quelques jours après le début de votre cure, stupeur : votre anxiété s’intensifie, votre irritabilité aussi, et vos nuits virent carrément à l’insomnie ! Vous vivez ce qu’on appelle un effet paradoxal : au lieu de vous calmer, la plante exacerbe vos symptômes anxieux.
Si ce scénario peut paraître improbable, il est pourtant loin d’être anecdotique. De nombreux utilisateurs rapportent ces effets contre-intuitifs, surtout en début de supplémentation. Comment l’expliquer ? Tout simplement par le fait que le danger de l'ashwagandha, c'est qu'il peut agir sur les émotions, en stimulant certains neurotransmetteurs comme le cortisol, la sérotonine ou les endorphines. Il peut ainsi déséquilibrer subtilement la chimie cérébrale, surtout chez les personnes prédisposées.
L'anhédonie est un effet secondaire fréquemment rapporté
L'anhédonie est l'absence d'envie ou de plaisir, ce n'est pas juste un vague à l'âme, mais une réelle sensation d'anesthésie du plaisir et du désir, une sensation d'être vide, « d'être là sans être là » et malgré soi.
L'anhédonie est un symptôme majeur des troubles dépressifs mais apparaît aussi dans le cas d'autres troubles neuropsychiatriques. Il ne faut confondre l'anhédonie avec l'apathie, qui est un manque d'intérêt et de motivation présent également chez les personnes dépressives.

Quel est le rapport avec l'ashwagandha ? L'ashwagandha peut agir de manière similaire à certains antidépresseurs classiques (ISRS), avec une action sur la sérotonine, l'hormone du bien-être et de la stabilité émotionnelle, mais également en inhibant la dopamine (neurotransmetteur du plaisir, de la motivation et du désir).
C'est un effet paradoxal vérifié et documenté par la science, L'ashwagandha peut stabiliser à la fois l'humeur (la sérotonine), réduire le stress (cortisol) et en même temps ralentir la libération de dopamine, qui est pourtant capitale pour ressentir le plaisir, la motivation et le désir. (étude ici)
Cette baisse de dopamine entraîne des risques d'anhédonie faible à modérée, mais potentiellement présents lors d'une prise chronique d'Ashwagandha, surtout si le complément est pris à forte dose.
Ces effets paradoxaux touchent plus souvent les individus ayant des antécédents de troubles mentaux, qu’il s’agisse de dépression, de troubles anxieux ou de schizophrénie. Comme si leur cerveau, déjà fragilisé ou plus sensible, avait plus de mal à trouver un nouvel équilibre sous l’effet de la plante.
Alors, que faire si vous rencontrez ce genre de réaction ? La réponse est simple : stoppez votre cure d’ashwagandha ! Inutile d’insister si votre corps vous envoie des signaux négatifs. Et dans tous les cas, restez à l’écoute de vos ressentis émotionnels tout au long de la supplémentation.
Ashwagandha et contre-indications à connaitre
Vous êtes enceinte, allaitante ou souffrez de certaines maladies chroniques comme des troubles thyroïdiens, de l’hypertension, du diabète ou une maladie auto-immune ? Une grande prudence s’impose avec l’ashwagandha contre indication, voire une abstention totale.
Pendant la grossesse et l’allaitement, par exemple, mieux vaut éviter l’ashwagandha par précaution. En l’absence d’études évaluant précisément les risques, on ne peut exclure de possibles effets indésirables des substances actives sur le développement du fœtus et du nourrisson.

L’ashwagandha stimule l’activité thyroïdienne, un effet positif en cas d’hypothyroïdie légère, mais potentiellement délétère pour une hyperthyroïdie ou un traitement thyroïdien en cours. Vigilance, donc.
Son action hypotensive, bénéfique pour certains hypertendus, peut devenir problématique en association avec des médicaments antihypertenseurs, avec un risque de chute excessive de la pression artérielle.
Les diabétiques traités doivent aussi se méfier : l’ashwagandha peut majorer l’effet des hypoglycémiants et donc le risque d’hypoglycémie. Une surveillance accrue de la glycémie s’impose.
En stimulant le système immunitaire, cette plante risque d’exacerber les symptômes des maladies auto-immunes comme la sclérose en plaques, le lupus ou la polyarthrite rhumatoïde.
Enfin, en cas de chirurgie programmée, on stoppe l’ashwagandha au moins 2 semaines avant l’intervention, car elle peut interagir avec les anesthésiques et perturber la coagulation, augmentant les risques hémorragiques péri-opératoires.
Le mot d’ordre : en cas de doute, ne prenez pas de risque et demandez l’avis éclairé de votre médecin !
L'Ashwagandha peut produire des interactions médicamenteuses
Vous prenez des médicaments au long cours ? Gare aux interactions potentielles avec l’ashwagandha ! Cette plante est en effet connue pour interagir avec de nombreuses classes thérapeutiques.
- Les immunosuppresseurs : prescrits dans les maladies auto-immunes ou après une greffe, ces traitements visent à réduire l’activité du système immunitaire. L’ashwagandha, en stimulant les défenses naturelles, pourrait contrecarrer leur action.
- Les sédatifs et anxiolytiques : l’ashwagandha potentialise l’effet de ces médicaments, avec un risque accru de somnolence, de confusion, voire de dépression respiratoire.
- Les traitements thyroïdiens : on l’a vu, l’ashwagandha thyroïde stimule la thyroïde. Associée à un traitement pour hypothyroïdie, elle risque donc de déséquilibrer la fonction thyroïdienne, nécessitant un réajustement des doses.
- Les médicaments antidiabétiques : en améliorant la sensibilité à l’insuline, l’ashwagandha peut majorer l’effet hypoglycémiant de ces traitements, avec un danger d’hypoglycémie.

Comment expliquer ces interactions ? L’ashwagandha agit sur de multiples voies métaboliques et enzymatiques impliquées dans l’action et l’élimination des médicaments. Résultat, elle peut soit renforcer leurs effets, soit les diminuer, avec des conséquences parfois sévères.
Avant toute cure d’ashwagandha hypertension, parlez-en à votre médecin, surtout si vous êtes sous traitement au long cours. Lui seul pourra évaluer la balance bénéfice-risque et adapter si besoin votre prise en charge.
L'Ashwagandha bio est-il vraiment sans danger ?
L’ashwagandha bio surfe sur la vague du naturel et des médecines douces, avec une offre pléthorique de compléments alimentaires. Mais attention, bio ne rime pas toujours avec qualité et sécurité !
Contrairement aux médicaments, soumis à des contrôles rigoureux, les compléments alimentaires n’ont pas à prouver leur efficacité, leur innocuité ni leur qualité avant mise sur le marché. Résultat : une jungle de produits aux profils variables.
Certes, le label bio garantit une culture sans pesticides ni engrais chimiques. Cependant, il ne présume en rien de la qualité finale du produit, qui se joue lors de la transformation de la plante. Dosage approximatif des principes actifs, contaminations, ajout d’excipients douteux... Les dérives guettent, bio ou pas ! Sans compter les étiquetages trompeurs et autres allégations fantaisistes.
Pour acheter serein, privilégiez des marques réputées, qui standardisent leurs extraits et sécurisent leur fabrication. Votre réflexe qualité : traquer sur l’étiquette la présence d’un extrait titré en withanolides, ces molécules clés de l’ashwagandha, et vérifier que le produit est testé par un labo indépendant.
Pour minimiser le danger avec l’ashwagandha bio, comme avec toute plante, misez sur des produits traçables et qualitatifs !
Quand consulter un médecin ?
Vous êtes tenté par une cure d’ashwagandha mais vous avez encore des doutes ? Pas de panique, votre médecin est là pour vous éclairer ! N’hésitez pas à prendre un avis médical avant de vous lancer, surtout si vous vous reconnaissez dans l’une de ces situations :
- Vous êtes enceinte ou vous allaitez : on l’a vu, l’ashwagandha est formellement déconseillée pendant la grossesse et l’allaitement, en raison des risques potentiels pour le fœtus et le nourrisson. Votre médecin pourra vous proposer des alternatives plus sûres pour votre bien-être.
- Vous souffrez d’une maladie chronique : diabète, hypertension, troubles thyroïdiens, maladies auto-immunes... Autant de pathologies qui nécessitent une vigilance accrue avec l’ashwagandha. Votre médecin évaluera si les bénéfices potentiels surpassent les risques dans votre cas.
- Vous prenez des médicaments au long cours : pour éviter toute interaction indésirable, mieux vaut demander l’avis de votre médecin avant d’associer ashwagandha et traitement chronique. Lui seul pourra adapter votre prise en charge.
- Vous avez des antécédents de troubles mentaux : si vous avez déjà souffert de dépression, d’anxiété ou d’autres déséquilibres psychiques, la prudence s’impose avec l’ashwagandha. Votre médecin pourra vous aider à peser le pour et le contre.
- Vous devez bientôt subir une intervention chirurgicale : dans ce cas, la règle d’or est d’arrêter l’ashwagandha au moins 2 semaines avant l’opération. Une précaution à ne pas négliger, en lien avec votre médecin, pour éviter tout risque de saignement excessif.
Vous avez commencé à prendre de l’ashwagandha sans avis médical ?
Si malgré toutes ces précautions, vous ressentez des effets indésirables en cours de cure (troubles digestifs, somnolence, maux de tête, réactions cutanées...), n’attendez pas pour en parler à votre médecin ! Il pourra vous aider à ajuster votre posologie, voire à interrompre votre supplément en toute sécurité.
Car n’oubliez jamais que votre santé est votre bien le plus précieux. Et s’il est louable de vouloir en prendre soin avec des remèdes naturels, cela ne doit pas se faire au détriment de votre sécurité. Alors, en cas de doute, faites confiance à votre médecin : il est votre meilleur allié pour une supplémentation sereine et bénéfique !
Conclusion : trouvez le juste équilibre entre bienfaits et précautions
L’ashwagandha est un puissant allié santé, mais pas sans risques. Si elle peut améliorer stress, sommeil et immunité, elle impose aussi vigilance et précautions.
Effets secondaires parfois sévères, contre-indications ciblées, interactions médicamenteuses : autant de dangers à ne pas négliger. La clé d’une supplémentation sereine ? S’informer, demander l’avis de son médecin, choisir des produits qualitatifs et rester à l’écoute de son corps.
Néanmoins restons positifs ! les effets indésirables de l'ashwagandha restent minoritaires et ne touchent qu'une petite partie des personnes qui en prennent. Ces bienfaits, eux, restent bien présents et le produit est largement plébisicité par les consommateurs de complément alimentaire les plus pointilleux
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